Mediapro, Didier Quillot fait tomber les masques

Il y a 6 jours 18

L’ancien directeur général exécutif de la Ligue de football professionnel lève enfin le voile sur l’affaire Mediapro à l’Assemblée nationale.

Didier Quillot, l’ancien directeur général exécutif de la Ligue de football professionnel, a été sondé sur l’attribution des droits TV de la Ligue 1 à Mediapro ce jeudi à l’Assemblée nationale devant la mission parlementaire menée depuis début juin sur le financement du sport et les droits audiovisuels sportifs. Une attribution record et qui avait fait grand bruit. Pour rappel, à l’été 2020, le groupe sino-espagnol n’a d’abord pas payé deux échéances à la Ligue avant que son contrat avec a LFP ne soit brisé en décembre 2020. De quoi mettre le foot français dans l’embarras et menacer sa survie.

⚽️📺🏛️[Thread] Retrouvez le programme de la semaine de la mission sur les droits audiovisuels sportifs et le modèle économique du sport.

J’auditionnerai, en tant que rapporteur de cette mission parlementaire, de nombreuses personnalités du #football à retrouver ci-dessous ⤵️⤵️

— Cédric ROUSSEL (@CedricRoussel06) July 20, 2021

Quillot accuse Canal+

Quillot en a profité pour faire des révélations troublantes, accusant Canal+ de sabotage lors des négociations : « Sur le lot 1 (match du dimanche soir incluant les dix meilleures affiches, ndlr), Canal+ propose 262 millions d’euros et Mediapro 330 millions d’euros. On propose à Canal de surenchérir et ils refusent. Sur le lot 2 (vendredi 21h, samedi 17h), Mediapro propose 250 millions d’euros et Canal+ 10 millions d’euros. Sur le lot 3, beIN 332 millions d’euros, Canal propose 10 millions d’euros, a-t-il encore asséné. Canal ne souhaite pas surenchérir. Maxime Saada (président du directeur de Canal+) a souhaité faire échouer l’appel d’offres dès l’instant où ils n’ont pas obtenu le lot 1″.

La question brûlante de l’absence de garantie bancaire demandée à Mediapro a également été évoquée. S’il admet l’erreur, Quillot maintient que cette demande était « strictement impossible ». « Depuis 25 ans, cela n’a jamais été demandé, y compris à Vivendi ou Orange », a-t-il clamé, lui qui confirme avoir renoncé au bonus qu’il a perçu dans le cadre des tractations.

On se souvient que le président de la République est récemment revenu sur la fiasco de Mediapro, estimant que « c’était une erreur ».

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